Schelling, la dissuasion et la chance

Entretien avec Benoît Pelopidas

  • Benoît Pelopidas Sciences Po, CERI, France/Université Stanford, CISAC, États-Unis.
  • Natália Frozel Barros Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP, France.
  • Alessio Motta Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP, France.
Mots-clés: Thomas Schelling, Benoit Pelopidas

Résumé

Benoît Pelopidas est fondateur du programme d’études des savoirs nucléaires Nuclear Knowledges (le premier programme universitaire français de recherche sur le phénomène nucléaire, indépendant et transparent sur ses sources de financements, qui refuse explicitement tout financement de parties prenantes à l’avenir de l’arsenal nucléaire français afin d’éviter et de problématiser le conflit d’intérêts) et chercheur associé au CISAC à l’Université Stanford. L’équipe de Nuclear Knowledges se saisit du travail de Thomas C. Schelling sous l’angle de son rôle dans la formulation de catégories essentielles du vocabulaire utilisé jusqu’à aujourd’hui, de la circulation des catégories d’analyse qu’il propose et de leur réception.

Cet entretien vise à saisir certains apports et limites du travail de Schelling sur les questions de stratégies dans le domaine auquel il a été le plus traditionnellement associé : l’armement nucléaire et la dissuasion. Il a été réalisé par Natália Frozel Barros, doctorante en science politique (CESSP), et Alessio Motta, docteur en science politique (CESSP), le 21 février 2019 à Paris (CERI, Sciences Po).

Biographie des auteurs

Benoît Pelopidas, Sciences Po, CERI, France/Université Stanford, CISAC, États-Unis.

Benoît Pelopidas est fondateur et directeur du programme d’étude des savoirs nucléaires, Nuclear Knowledges (NK) à Sciences Po et chercheur associé au CISAC à l’Université Stanford. NK est le premier programme universitaire français de recherche indépendant sur le phénomène nucléaire. Sa recherche a été récompensée par plusieurs prix internationaux et par des financements pluriannuels de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Conseil européen de la recherche (ERC). Il a récemment publié Guerres et conflits armés au XXIème siècle (édité avec Frédéric Ramel, Paris, Presses de Sciences Po, 2018). Les autres travaux de NK se lisent sur www.sciencespo.fr/nk.

Natália Frozel Barros, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP, France.

Docteure en science politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du CESSP. Ses recherches en sociologie de l’action publique internationale portent sur l’écriture du droit international de la mer à travers les négociations multilatérales aux Nations unies. Elle a publié avec Pascale Ricard « Analyse d’un compromis : le lancement des négociations pour un accord de mise en œuvre de la CNUDM sur la biodiversité marine… » (Annuaire du droit de la mer, 2015) et « Les fonds marins internationaux sous le Patrimoine Commun de l’Humanité » (L’accaparement des biens communs, PUPN, 2018).

Alessio Motta, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP, France.

Docteur en science politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du CESSP. Il est spécialisé dans les questions liées à l’action collective, au « complotisme » et aux discriminations. Outre sa thèse, J-1. Sociologie des déclenchements d’actions protestataires (2019), il a publié notamment « La bavure et l’émeute. Genèse d’un signe déclencheur type dans le Rhône (1979-2000) » dans la Revue française de science politique (2016/6) et dirigé l’ouvrage Discriminations et carrières (Paris, L’Harmattan, 2016).

Publiée
2019-11-15
Comment citer
Pelopidas, B., Frozel Barros, N. et Motta, A. (2019) « Schelling, la dissuasion et la chance », Emulations - Revue de sciences sociales, (31), p. 79-90. doi: 10.14428/emulations.031.06.