L'internationalisation du goût. Activités marchandes des immigrés grecs en Belgique et en Australie

  • Katerina Seraïdari Docteure en anthropologie sociale et membre associée du Centre d’Anthropologie Sociale de Toulouse (LISST)
Mots-clés: immigration, internationalisation, alimentation, Grèce, Australie, Belgique

Résumé

L’article analyse le rôle que les immigrés grecs ont joué en Australie et en Belgique en ce qui concerne la croissance des échanges alimentaires, le rapprochement des comportements de consommation et l’élargissement du répertoire culinaire. Dans les deux cas, l’internationalisation apparaît comme une stratégie marchande permettant à un commerce fondé par des immigrés d’être viable. La juxtaposition de ces deux terrains révèle également que l’internationalisation se présente sous deux formes tant complémentaires que contradictoires : une forme qui maintient les barrières nationales et qui ethnicise, tout en s’appuyant sur l’exoticisation ; et une forme qui tend à refuser la spécificité nationale et à neutraliser tout ce qui apparaissait jusqu’alors exotique.

Biographie de l'auteur

Katerina Seraïdari, Docteure en anthropologie sociale et membre associée du Centre d’Anthropologie Sociale de Toulouse (LISST)

Docteure en anthropologie sociale et membre associée du Centre d’Anthropologie Sociale de Toulouse (LISST). Ses recherches portent sur deux grands thèmes : le culte des icônes en Grèce et leurs fêtes patronales ; les immigrés grecs et turcs à Bruxelles et leurs activités commerciales. Elle a écrit de nombreux articles en français, anglais et grec, ainsi que trois livres. Son dernier livre, La ville, la nation et l’immigré. Rapports entre Grecs et Turcs à Bruxelles (Paris, L’Harmattan, 2012) a reçu le prix Adelson Castiau 2015 de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique.

Publié le
2018-09-25
Comment citer
Seraïdari, K. (2018) « L’internationalisation du goût. Activités marchandes des immigrés grecs en Belgique et en Australi »e, Emulations - Revue de sciences sociales, (26), p. 105-116. doi: 10.14428/emulations.026.08.