Enseigner l’enquête de terrain en milieu universitaire : une sortie dans le monde

  • Christine Schaut Université libre de Bruxelles, Sasha/Université Saint-Louis à Bruxelles, Cesir, Belgique.
  • Juliette Woitchik Université Saint-Louis à Bruxelles, Cesir et Casper, Belgique.
Mots-clés: enquête de terrain, tactiques, hiérarchie des savoirs, enseignement universitaire, pédagogie

Résumé

Cet article est issu d’une expérience pédagogique menée durant trois années par les deux autrices dans le cadre d’un cours de méthodes de terrain présent dans le cursus universitaire de sciences sociales, politiques et de communication dans une université de la Belgique francophone. Après avoir rapidement tracé le contexte institutionnel dans lequel il s’inscrit et le profil sociologique des étudiant·e·s, l’article se propose, dans un premier temps, d’exposer les contraintes tant organisationnelles, contextuelles qu’épistémologiques auxquelles l’enseignement de l’enquête de terrain a été confronté. Ensuite, il détaille les tactiques mises en place par les enseignantes pour tenter, sinon de les résoudre, du moins de les contourner. Si ces dernières épousent l’inventivité et les capacités d’adaptation de l’enquête de terrain, qui doit toujours composer avec les incertitudes, une lecture plus critique en révèle aussi toute la fragilité et invite à repenser les conditions d’enseignement de l’enquête de terrain.

Biographie des auteurs

Christine Schaut, Université libre de Bruxelles, Sasha/Université Saint-Louis à Bruxelles, Cesir, Belgique.

Christine Schaut, docteure en sociologie, est enseignante-chercheuse à la Faculté d’architecture la Cambre-Horta de l’ULB où elle coordonne le centre de recherche Sasha (https://sashalab.be). Elle est également affiliée au centre de recherche Cesir de l’université Saint-Louis à Bruxelles. Ses principaux axes de recherche portent sur l’étude 1) de la mise à l’épreuve par les territoires et leurs usagers des référentiels de l’action publique urbaine contemporaine tels que la mixité, la participation ou encore le développement durable ; 2) des métiers de l’architecture sous les prismes de la question du genre et de la (re)valorisation de ses pratiques du faire ; et 3) des processus d’attachement à l’architecture collective et à ses équipements matériels.

Juliette Woitchik, Université Saint-Louis à Bruxelles, Cesir et Casper, Belgique.

Juliette Woitchik, diplômée d’un master en anthropologie de l’Université libre de Bruxelles et d’un master de spécialisation en droits de l’homme de l’université Saint-Louis – Bruxelles, est actuellement doctorante en anthropologie à l’université Saint-Louis – Bruxelles. Ses recherches, sous la direction des professeures Benedikte Zitouni (Usl-B) et Marisol de la Cadena (UCDavis), portent sur la contamination du fleuve Rio Doce en métaux lourds à la suite d’une catastrophe minière au Brésil, et plus particulièrement sur les relations entre les habitant·e·s de la région touchée et leur environnement pollué.

Publiée
2022-05-11
Comment citer
Schaut, C. et Woitchik, J. (2022) « Enseigner l’enquête de terrain en milieu universitaire : une sortie dans le monde », Emulations - Revue de sciences sociales, (39-40), p. 153-168. doi: 10.14428/emulations.039-40.08.