À qui profitent les sciences ?

Éducation scientifique et reproduction des inégalités en milieux populaires

  • Clémence Perronnet Institut Français de l’Éducation
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##: https://doi.org/10.14428/emulations.029.10
Mots-clés: éducation, enfance, genre, sciences, inégalités, classes populaires

Résumé

Cet article s’intéresse aux façons dont les institutions éducatives, du fait d’attentes, de représentations et de pratiques plurielles des agents et publics scolaires, façonnent des rapports différenciés aux sciences qui excluent certains élèves des filières et professions scientifiques. À partir d’une enquête qualitative longitudinale menée pendant quatre ans (CM1-5e) par observations d’ateliers sciences et entretiens avec des enfants, des parents et des éducateur-trice-s, il s’agit de montrer comment l’altérisation et la responsabilisation des élèves en contexte scolaire ségrégé donnent lieu à des traitements différenciateurs qui reproduisent les inégalités devant les sciences. Ce texte aborde plus particulièrement le cas des jeunes garçons issus des classes populaires que l’éducation scientifique, émaillée de malentendus scolaires, cantonne à des compétences et horizons professionnels relevant moins des sciences que du travail technique et manuel.

Biographie de l'auteur

Clémence Perronnet, Institut Français de l’Éducation

Docteure en sociologie, post-doctorante à l’Institut Français de l’Éducation (ENS de Lyon). Ses travaux portent sur la construction sociale du goût et des pratiques des sciences chez les enfants, et notamment sur les différences liées au genre et à l’origine sociale. Elle s’intéresse aussi au rôle que joue la « culture scientifique » (sciences à l’école, vulgarisation, pratique amateur, etc.) dans l’élaboration des pratiques et représentations.

Publiée
2019-04-02
Comment citer
Perronnet, C. (2019) « À qui profitent les sciences ? », Emulations - Revue de sciences sociales, 0(29), p. 137-153. doi: 10.14428/emulations.029.10.
Rubrique
Articles