Boko Haram et la radicalisation des jeunes au Nord-Cameroun. Entre protestation sociale et nécessité de survie

  • Nicolas Owona Ndounda Université de Ngaoundéré et Centre national de l’éducation (CNE) du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (Cameroun)
Mots-clés: Boko Haram, Nord-Cameroun, Peul, Kirdi, jeunesse, pauvreté

Résumé

Aujourd’hui engagé dans une guerre militaire contre la secte Boko Haram dans sa partie septentrionale, le Cameroun doit aussi mener contre elle une guerre idéologique. Cela passe par une compréhension des mobiles de l’engagement dans ses rangs de certains jeunes originaires de cette région. Notre analyse part de l’hypothèse que la radicalisation de ces jeunes du Nord-Cameroun relève de la protestation sociale et de la nécessité de survie plus que de l’engagement religieux : survie face à un ennemi aux méthodes de recrutement usant souvent de force, mais aussi survie mêlée de protestation face à une situation économique et sociale désastreuse. De fait, nous tentons ici de comprendre le processus de radicalisation d’une partie de la jeunesse en analysant les causes sociohistoriques.

Biographie de l'auteur

Nicolas Owona Ndounda, Université de Ngaoundéré et Centre national de l’éducation (CNE) du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (Cameroun)

Doctorant en histoire et Chargé de recherche.

Publiée
2017-11-08
Comment citer
Owona Ndounda, N. (2017) « Boko Haram et la radicalisation des jeunes au Nord-Cameroun. Entre protestation sociale et nécessité de survie », Emulations - Revue de sciences sociales, 00. doi: 10.14428/emulations.varia.013.
Rubrique
2017