Introduction

Les maladies chroniques aux Suds. Expériences, savoirs et politiques aux marges de la santé globale

  • Marie-Cécile Frieden Doctorante en anthropologie à l’Université de Neuchâtel, Suisse.
  • Nils Graber Doctorant en anthropologie à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, CERMES3.
  • Meriem M’zoughi Doctorante en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2, France
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Mots-clés: Editorial, santé, maladies chroniques, Suds

Résumé

« Maladies chroniques » et « Suds » sont des termes rarement associés mais qui constituent le cœur des réflexions menées au sein de ce numéro thématique. Si la catégorie de maladie chronique connaît un essor aux États-Unis puis en Europe occidentale au cours du XXe siècle, elle n’est que faiblement mobilisée dans le champ de la santé mondiale. Renvoyant à la « victoire » de la médecine occidentale sur les maladies infectieuses, l’expansion des maladies chroniques est perçue comme la conséquence de l’industrialisation et des progrès socioéconomiques. Une abondante littérature en sciences sociales, notamment en sociologie, s’est développée au « Nord » à partir des années 1970 pour aborder la trajectoire des patients atteints de maladies au long cours. Leur prise en charge requiert de multiples formes d’adaptations des comportements individuels et des dispositifs institutionnels, ce qui tranche avec le modèle thérapeutique des maladies aigües – diagnostic, traitement, guérison.

Bibliographies de l'auteur

Marie-Cécile Frieden, Doctorante en anthropologie à l’Université de Neuchâtel, Suisse.

Marie-Cécile Frieden termine sa thèse en anthropologie de la santé à l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel (Suisse). Ses recherches portent sur les prises en charge du cancer du col utérin au Burkina Faso. Les thématiques de l’accès aux soins, de leur organisation et des itinéraires thérapeutiques dans les pays ouest-africains sont au coeur de ses intérêts et de ses réflexions.

Nils Graber, Doctorant en anthropologie à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, CERMES3.

Nils Graber est doctorant en anthropologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, rattaché au Cermes3. Ses recherches abordent la biomédecine sous l’angle des circulations globales et des enjeux politiques et éthiques. Dans sa thèse, il explore les modalités d’innovation thérapeutique dans le traitement du cancer à Cuba, en associant une ethnographie des recherches cliniques à une sociohistoire de la biomédecine dans ce pays. Par ailleurs, Nils Graber enseigne l’histoire de la médecine et l’anthropologie de la santé à l’université de Strasbourg (DHVS/SAGE).

Meriem M’zoughi, Doctorante en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2, France

Meriem M’zoughi est doctorante en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2. Ses recherches portent sur les vécus thérapeutiques des malades atteints de cancer au Cambodge. Elle s’intéresse aux savoirs sur le cancer produits par les malades et leurs proches, aux soins et à l’aide prodigués par l’entourage, ainsi qu’aux manières dont la biomédecine est pratiquée au Cambodge.

Publiée
2019-03-08
Comment citer
Frieden, M.-C., Graber, N. et M’zoughi, M. (2019) « Introduction », Emulations - Revue de sciences sociales, 0(27), p. 7-14. doi: 10.14428/emulations.027.01.