En quête de la déviance sexuelle du clergé des Lumières

  • Myriam Deniel-Ternant Université Paris Ouest Nanterre La Défense
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##: https://doi.org/10.14428/emulations.023.006
Mots-clés: clergé, Lumières, sexualité, déviance, chasteté

Résumé

Enquêter sur la sexualité ecclésiastique au XVIIIe siècle semble d’emblée voué à l’échec. Il est en effet nécessaire de s’interroger sur la définition, poreuse, du clergé et les conditions de sa chasteté. Un tel objet d’études oblige ensuite à renoncer à des prétentions de chiffrage de la déviance, majoritairement restée dans les limbes de l’oubli, quand elle n’est pas au contraire inventée de toute pièce pour perdre un ecclésiastique impopulaire. Le choix d’un corpus dense et éclectique de sources paraît être le plus pertinent pour embrasser toutes les modalités de l’incontinence sexuelle cléricale, et ce d’autant plus qu’il met en lumière un traitement contrasté en fonction des auteurs, des instances, du contexte concerné. En définitive, s’interroger sur la sexualité ecclésiastique entraîne un travail heuristique fécond.

Publiée
2017-12-11
Comment citer
Deniel-Ternant, M. (2017) « En quête de la déviance sexuelle du clergé des Lumières », Emulations - Revue de sciences sociales, 11(23), p. 71-82. doi: 10.14428/emulations.023.006.