« C’est tellement plus facile d’obtenir des confidences sur un oreiller » : le mythe de la salope chez les journalistes sportives québécoises

Auteurs

  • Marilou St-Pierre UCL

DOI :

https://doi.org/10.14428/rcompro.vi12.61513

Mots-clés :

sports journalisme, women, sexuality, myth

Résumé

Les journalistes sportives évoluent dans un milieu hétérocentré où les relations qu’elles entretiennent avec les athlètes sont scrutées à la loupe. Dans cet article, nous verrons qu’entre 1970 et 2015, le mythe de la « salope », soit l’idée répandue selon laquelle les journalistes sportives choisiraient ce métier dans le but d’entretenir des relations intimes et sexuelles avec les sportifs, s’est peu à peu implanté au Québec. Ce mythe crée un double standard entre ce qui est perçu comme une pratique légitime pour les hommes et ce qui est acceptable pour les femmes, en plus de faire des journalistes sportives les gardiennes de la moralité dans un environnement où les demandes à leur égard sont contradictoires.

 

Biographie de l'auteur

Marilou St-Pierre, UCL

Marilou St-Pierre est titulaire d’un doctorat en communication de l’Université Concordia. Ses travaux de recherches portent principalement sur le journalisme sportif, la médiatisation du sport-spectacle et les rapports de pouvoir genrés qui traversent ces champs d’activités. Iel s’intéresse également à l’histoire de la radio commerciale au Canada.

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Publiée

2021-05-06