De l’emploi banalisé d’un marqueur discursif d'extrême droite : le cas d'ensauvagement

Auteurs

  • Lorella Sini Université de Pise - Département de Philologie, Littérature et Linguistique
  • Fabienne Baider Université de Chypre - Département d'études françaises et d'études européennes https://orcid.org/0000-0002-7548-7680

DOI :

https://doi.org/10.14428/rec.v57i.85153

Mots-clés :

ensauvagement, formule, extrême droite, réappropriation

Résumé

Nous étudions dans cet article dans un premier temps l’évolution du terme ensauvagement à partir de l’adjectif et substantif sauvage, sur la base d’un corpus composé des discours du FN et du RN. Nous essaierons de cerner dans un second temps sa banalisation, à partir d’un corpus tiré de plusieurs bases de données disponibles sur Sketch Engine. Cette étude est moins quantitative (fréquence de l’emploi) que qualitative (inférences établies dans les discours d’extrême droite et leur réappropriation par le public), par nécessité d’étudier précisément les contextes énonciatifs de l’apparition du vocable. Le cadre théorique est celui développé par A. Krieg-Planque, en particulier sa définition du concept de « formule » qui nous semble être central pour éclairer le fonctionnement discursif d’ensauvagement. L’expression fonctionne comme marqueur de discours reprenant des inférences des discours d’extrême droite, en sous-tendant notamment stigmatisation et exclusion.

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Publiée

2025-12-18