Re-situer la précarité en temps de crise
Interdépendance et déplacements en espace(s) urbain(s)
DOI :
https://doi.org/10.14428/emulations.028.09Mots-clés :
précarité, espace urbain, care, néoliberalisme, autonomie, interdépendanceRésumé
Ce texte, traduit pour ce dossier, inscrit la précarité au cœur d’une réflexion sur la faillite de l’autonomie présumée du sujet néolibéral. À travers l’expérience de la crise économique de l’Espagne après 2008, l’auteure décrit l’ébranlement de l’idéologie des classes moyennes, fondées sur un mirage de liberté, sur une autonomie fictive vis-à-vis des structures sociales. Elle défend le développement d’interdépendances et de codépendances, modes de vie bien connus des populations subalternes, et montre que le déclassement violent produit par la crise de 2008 aura peut-être eu l’intérêt d’affaiblir un mythe qui voit l’indépendance comme la norme et la dépendance comme l’exception. L’auteure défend ainsi une compréhension de la précarité en termes de reproduction sociale plutôt que de proposition dans les seuls rapports de production à laquelle l’ont en partie cantonnée certaines approches.
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