De Henchir Tala à Lalla Tala. Histoire, rites et permanence du sacré sur un site archéologique djerbien

Auteurs

  • Virginie Prevost

DOI :

https://doi.org/10.14428/babelao.vol15.2026.92623

Mots-clés :

Djerba, Ibadites, Culte populaire, Site archéologique, Djebel Nefoussa

Résumé

Ce texte étudie l’évolution historique et cultuelle du site antique de Tala (Djerba), qui abritait autrefois un temple punique et un fort byzantin. L’ancien toponyme Henchir Tala qui évoquait des vestiges archéologiques a évolué vers celui d’une sainte, Lalla Tala. La dévotion s’exprime par des rites spécifiques destinés notamment à lutter contre le mauvais œil : l’attache de nouets de tissu sur les branches d’un arbuste dont on fait un usage médicinal, ainsi que les offrandes à des pierres sacrées et à un petit sanctuaire aménagé au pied d’un bosquet de palmiers. Nous suggérons que cette identité sacrée provient d’un transfert culturel lié aux immigrés du djebel Nefoussa (Libye), où une sainte homonyme est vénérée près d’une source. Il semble que le sacré se réinvente à Tala à travers les siècles, intégrant des éléments antiques dans des pratiques populaires contemporaines. Ce processus de multilocation de la sainte illustre également la profondeur des liens historiques et religieux unissant les communautés berbères de Djerba et de la Tripolitaine.

Publiée

27-04-2026

Comment citer

[1]
V. Prevost, « De Henchir Tala à Lalla Tala. Histoire, rites et permanence du sacré sur un site archéologique djerbien », BABELAO, vol. 15, p. 127–149, avr. 2026.

Numéro

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