First birth postponement, completed fertility, and literacy skills in sub-Saharan Africa
DOI:
https://doi.org/10.14428/rqj2024.12.01.03Keywords:
Literacy, sub-Saharan Africa, Education, cohort fertility, first-birth timingAbstract
While education contributes to delayed first births and reduced fertility, substantial disparities remain between women with primary and secondary education in sub-Saharan Africa. Many women who complete primary education in the region do not acquire basic literacy skills, likely due to limitations in education quality. Although school enrolment rates—particularly at the primary level—have increased, literacy rates have not risen as much. This gap raises the question of whether literacy acquisition, irrespective of formal education, influences fertility behaviour. Using Demographic and Health Survey (DHS) data, this study examines the impact of literacy skills, independent of education level, on two indicators of female cohort fertility, age at first birth and completed fertility, in 38 sub-Saharan African countries. Literacy does not significantly delay the age at first birth among women of a given education level. However, in countries where literacy among primary-educated women is widespread, a modest delay is observed, likely reflecting indirect social influences or diffusion processes rather than a direct effect of literacy. Yet, among women with primary education, the timing effects do not persist after accounting for years of schooling. Additionally, literate women with no formal education tend to have fewer children than illiterate women with no education or only primary education. Overall, the association between literacy and
fertility is small compared with the gradient between education and fertility, and appears to be partly driven by the number of years of schooling.
Résumé
Si l’éducation contribue à retarder l’âge du premier enfant et à réduire la fécondité, des écarts importants persistent en Afrique subsaharienne entre les femmes ayant un niveau d’éducation primaire et secondaire. Nombre de celles qui achèvent leur scolarité primaire n’acquièrent pas les compétences de base en lecture, probablement en raison de la qualité limitée de l’enseignement. Bien que les taux de scolarisation – en particulier au niveau primaire – aient augmenté, les taux d’alphabétisation n’ont pas progressé dans les mêmes proportions. Ce décalage soulève la question de l’influence de l’acquisition de la lecture, indépendamment du niveau d’éducation formel, sur les comportements de fécondité. À partir des données des Enquête démographique et de santé (EDS), cette étude analyse l’impact des compétences en lecture, indépendamment du niveau d’éducation, sur deux indicateurs de la fécondité des cohortes féminines, l’âge au premier enfant et la fécondité achevée, dans 38 pays d’Afrique subsaharienne. L’alphabétisation ne retarde pas significativement l’âge au premier enfant parmi les femmes d’un même niveau d’éducation. Toutefois, dans les pays où l’alphabétisation des femmes ayant un niveau primaire est répandue, un léger retard est observé, reflétant probablement des effets sociaux indirects ou des processus de diffusion plutôt qu’un impact direct de la lecture. Cependant, parmi les femmes ayant un niveau
primaire, ces effets sur le calendrier ne persistent pas après contrôle du nombre d’années de scolarisation. Par ailleurs, les femmes alphabétisées sans éducation formelle tendent à avoir moins d’enfants que les femmes illettrées sans éducation ou ayant un niveau primaire. Globalement, le lien entre alphabétisation et fécondité reste faible comparé au gradient entre éducation et fécondité, et semble en partie expliqué par le nombre d’années de scolarisation.
Downloads
Published
Issue
Section
License
Copyright (c) 2026 Afua Durowaa-Boateng, Eva Beaujouan

This work is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 International License.