Une joyeuse dystaxie programmée

Jacques le Fataliste et son maître

Mots-clés: Entropie, Adresse au lecteur, Disruption, Dystaxie, Paradoxe

Résumé

La dimension autobiographique est omniprésente dans l’œuvre de Denis Diderot. Jacques le fataliste et son maître n’échappe pas à cette règle : son désordre apparent, l’imprédictibilité de son déroulement, ses nombreuses ruptures traduisant le parti pris de l’interruption délibérée sous les formes les plus diverses (digressions, simulation de l’oubli, adresses au lecteur) transposent, sous la forme constamment infirmée du roman (« mais ceci n’est point un roman, je vous l’ai déjà dit, je crois, et je vous le répète encore »), le dialogue intérieur de Diderot sur la liberté humaine. Œuvre luxuriante à l’image de la vie, Jacques le fataliste et son maître illustre le paradoxe d’une programmation dystaxique.

Biographie de l'auteur

May Chehab, Université de Chypre

May Chehab est Professeur de littérature française et comparée à l’Université de Chypre. Chercheur invitée de l’Institut d’Études Avancées de l’Université de Cergy-Pontoise (2014), Stanley J. Seeger Visiting Research Fellow de l’Université de Princeton (2005), Professeur Jean Monnet d’histoire de l’intégration européenne (2003-2006), elle a publié Saint-John Perse, neveu de Nietzsche, Paris, Honoré Champion, 2009, a dirigé ou co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs dont (Le(s) Style(s) de Marguerite Yourcenar, 2015 ; Méditerranée : ruptures et continuité en collaboration avec Y. Ioannou et F. Métral, 2003 ; Marguerite Yourcenar entre Littérature et Science en collaboration avec R. Poignault, 2007; AutoBioPhagies en collaboration avec A. Lampropoulos et avec la participation de Ph. Lejeune, 2011, et signé une cinquantaine d’articles sur l’antiquité au présent, la nouvelle autobiographie, les rapports entre la science, la philosophie et la littérature, l’Europe d’hier et d’aujourd’hui.

Publiée
2019-09-30