La circulation sanguine comme pierre de touche: Harvey, Riolan, Descartes

Auteur/ices

  • Sarah Marie Carvallo École Centrale de Lyon 36 Avenue Guy de Collongue 69134 Ecully Cedex

DOI :

https://doi.org/10.20416/lsrsps.v3i1.243

Mots-clés :

circulation sanguine, controverse, expérience, rationalité, aristotélicien, mécanique, néoplatonicien

Résumé

En 1628, Harvey publie sa théorie de la circulation sanguine, qui déclenche les contestations de Riolan et Descartes à plusieurs niveaux : métaphysique, physiologique, anatomique et institutionnel. La controverse sur le sang confronte en effet une pluralité de conceptions de la vie, qui renvoient simultanément à plusieurs métaphysiques (aristotélicienne, cartésienne ou néoplatonicienne), plusieurs types de rapports entre philosophie naturelle et théologie (compatibilité, distinction ou conciliation), plusieurs représentations (dynamique, mécanique ou esthétique) du corps humain. Elle manifeste un moment où la scientificité médicale réforme et réorganise son style épistémique de rationalité pour expliquer la complexité de la fabrique du corps.

Biographie de l'auteur

  • Sarah Marie Carvallo, École Centrale de Lyon 36 Avenue Guy de Collongue 69134 Ecully Cedex

    MCF HDR Philosophie

    Institut d’Histoire de la Pensée classique – UMR 5037

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Publiée

2016-12-01

Numéro

Rubrique

Actes du congrès de 2014 (métaphysique des sciences)

Comment citer

« La circulation sanguine comme pierre de touche: Harvey, Riolan, Descartes ». 2016. Lato Sensu: Revue de la Société de philosophie des sciences 3 (1). https://doi.org/10.20416/lsrsps.v3i1.243.