Bulletin de l’Académie Belge pour l’Étude des Langues Anciennes et Orientales
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao
<p align="justify">Le nom BABELAO signifie « Bulletin de l’ABELAO », plus précisément « Bulletin de l’Académie Belge pour l’Étude des Langues Anciennes et Orientales ». L’ABELAO est une association sans but lucratif qui veut promouvoir l’enseignement et la recherche dans le domaine des cultures et des langues anciennes et orientales, notamment par l’organisation de sessions de cours d’été sur le site de l’Université de Louvain, à Louvain-la-Neuve (Belgique).<br>Son bulletin, le BABELAO, est conçu comme une revue à vocation scientifique. La revue couvre le domaine de l'Antiquité et de l’Orientalisme sous ses différents aspects : philologie, paléographie, histoire du monde ancien et oriental, histoire des langues et des littératures comparées, édition des textes, etc.</p> <p align="justify"><img src="/public/site/images/mmichel/CC-BY-NC-ND4.png">Cette revue est mise à disposition sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/deed.fr" target="_blank" rel="license noopener">Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International</a>.</p>ABELAOfr-FRBulletin de l’Académie Belge pour l’Étude des Langues Anciennes et Orientales2034-9491<p><img src="/public/site/images/mmichel/CC-BY-NC-ND.png"></p> <p>Ces articles sont disponibles sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/deed.fr" target="_blank" rel="license noopener">Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International</a>.</p> <p>En conséquence, les lecteurs sont autorisés à Partager (copier, distribuer et communiquer le matériel par tous moyens et sous tous formats) selon les conditions suivantes :<br>- <strong>Attribution</strong> — Vous devez créditer l'œuvre, intégrer un lien vers la licence et indiquer si des modifications ont été effectuées à l'œuvre. Vous devez indiquer ces informations par tous les moyens raisonnables, sans toutefois suggérer que l'offrant vous soutient ou soutient la façon dont vous avez utilisé son œuvre ;<br>- <strong>Pas d’Utilisation Commerciale</strong> — Vous n'êtes pas autorisé à faire un usage commercial de cette œuvre, tout ou partie du matériel la composant ;<br>- <strong>Pas de modifications</strong> — Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'œuvre originale, vous n'êtes pas autorisé à distribuer ou mettre à disposition l'œuvre modifiée.</p>Brève Introduction à l’Indo-Aryen et Situation Linguistique du Sanskrit Classique
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92633
<p><sub>.</sub></p>Fédéric Pain
(c) Tous droits réservés Fédéric Pain 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-2710.14428/babelao.vol15.2026.92633Le jeune garçon à la huppe, sur les bas-reliefs d’Ancien Empire
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92573
<p class="p1">Lorsqu’un jeune garçon tient en main une huppe, comme on le voit sur les parois des mastabas, l’oiseau constitue probablement pour l’adolescent une double garantie de prolongement de la vie : par l’assimilation de la huppe au soleil, qui intègre le fils du défunt au cycle solaire, et comme promesse de virilité, c’est-à-dire de descendance.</p>Nadine Cherpion
(c) Tous droits réservés Nadine Cherpion 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-2711410.14428/babelao.vol15.2026.92573Les prémices et réminiscences de l'art amarnien dans les tombes privées
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92583
<p>L’art de l’Égypte pharaonique s’étend sur plus de trois mille ans. Durant ces millénaires, un excursus d’à peine dix-sept ans a profondément bouleversé l’homogénéité artistique des anciens Égyptiens, pourtant tant attachés à la tradition. L’art de l’époque amarnienne se distingue de l’art traditionnel égyptien par ses thèmes, son organisation spatiale mais aussi son traitement de la figure humaine. Cet article examine l’art amarnien dans une dynamique de continuité plutôt que de rupture. Il met en évidence, d’une part, les prémices de ce style dès la fin du règne d’Amenhotep III, notamment dans la tombe de Khérouef, et, d’autre part, des réminiscences dans des contextes postérieurs comme la tombe de Néferhotep, mais aussi celles d’Inerkhaouy et d’Ipouy.</p>Victoria Salamone
(c) Tous droits réservés Victoria Salamone 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-27153110.14428/babelao.vol15.2026.92583YHBYH, Incantation Bowls and the Tetragrammaton
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92593
<p class="p1">This article examines a Hebrew divine name, <em>YHBYH</em>, which has divided scholars’ opinions since appearing in the earliest editions of the Babylonian incantation bowls in the 1850s. Hundreds of bowls have been discovered since then and a greater number of editions have become available, making these texts more accessible. We consider whether <em>YHBYH</em> ought to be regarded a reflection of the Tetragrammaton, we reassess consensus and offer new perspectives on the origins of this name. Our analysis decouples the Semitic <em>YHBYH</em> from prior traditions linking it to Greek vocalisations of the Tetragrammaton, highlighting examples where it is used as an independent divine name. A system of magic knowledge emerges from our study, where clients had contact with scribes of multiple linguistic and religious backgrounds. This was a world in which magic defied religious and cultural boundaries, bringing together clients and scribes in pluri-confessional contexts.</p>Pilar B. RivettRobert J. Wilkinson
(c) Tous droits réservés Pilar B. Rivett, Robert J. Wilkinson 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-27335410.14428/babelao.vol15.2026.92593Coriago et ἐχεδερμία chez les vétérinaires gréco-latins
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92093
<p class="p1"><em>Coriago</em> et ἐχεδερμία <em>echedermia</em> nomment chez Columelle, Apsyrtos, Chiron et Végèce un état morbide de la peau du bœuf et du cheval, qui adhère au corps et qu’on ne peut tirer et assouplir par le massage : ces appellations signalent la maigreur, le desséchement et l’amyotrophie (dans le cas du mal d’épaule chronique). Elles désignent en fait un symptôme de nombreuses maladies, identifiées ou non, longtemps considéré comme une maladie à part entière, avec ses traitements propres, qui demeurait incurable, quand la cause échappait à la connaissance (Eumèlos, Apsyrtos, Chiron, Théomnestos). Les vétérinaires ont développé l’étiologie, emprunté à la médecine ses explications physiologiques (processus digestif) et ses dénominations (<em>syntexis</em>).</p>Emmanuel BeaujardMarie-Thérèse CamFrançois Vallat
(c) Tous droits réservés Emmanuel Beaujard, Marie-Thérèse Cam, François Vallat 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-27558110.14428/babelao.vol15.2026.92093Traduire Grégoire de Nazianze en syriaque. Choix lexicaux et enjeux philologiques dans les deux versions syriaques conservées du Discours sur le philosophe Héron (Oratio 25)
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92603
<p class="p1">Le <em>Discours</em> 25 de Grégoire de Nazianze, prononcé en 380 à Constantinople, constitue un panégyrique dédié au philosophe Maxime le Cynique (Héron). Ce texte grec nous est parvenu en arménien, en géorgien, mais aussi en traduction syriaque, cette dernière sous deux formes distinctes : une version ancienne (<em>S1</em>), datée du V<span class="s1">e</span> ou VI<span class="s1">e</span> siècle, et une version plus récente (<em>S2</em>), réalisée par Paul d’Édesse en 623-624. L’objectif de cet article est d’examiner la manière dont les termes grecs ont été rendus en syriaque, en mettant en lumière les divergences entre ces deux traductions.</p> <p class="p1">Les écarts lexicaux sont recensés dans un tableau qui indique, pour chaque terme grec, sa référence exacte dans la <em>Patrologia Graeca</em> (<em>PG</em> 25, col. 1197 A – 1225 B), ainsi que les équivalents proposés par <em>S1</em> et <em>S2</em>. L’analyse qui suit s’attache à un ensemble de termes choisis, en confrontant, lorsque cela s’avère pertinent, leur traitement dans d’autres <em>Discours</em> déjà édités en syriaque. L’étude se conclut par une tentative de systématisation des choix lexicaux opérés par les traducteurs, afin de dégager les principes qui sous-tendent leurs stratégies de traduction.</p>Jean-Claude Haelewyck
(c) Tous droits réservés Jean-Claude Haelewyck 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-278310810.14428/babelao.vol15.2026.92603Hyperboles in the Qurʾān: What Affects the Meaning of these Morpho-Lexical Forms?
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92613
<p class="p1">Hyperboles are exaggerated statements that are not meant to be taken literally, and function as rhetorical devices that serve to reinforce emotional expression, create vivid imagery, and heighten emphasis. Hyperbole in Arabic is characterized by standardized forms such as <em>faʿʿāl</em> and <em>faʿūl</em>. Although these forms have been studied intensively by rhetoricians, grammarians and modern scholars, the precise meaning of hyperbolic forms is often ambiguous, especially in translations of Qurʾānic verses, where varying interpretations can lead to different understandings.</p> <p class="p1">This article aims to clarify the semantic meaning of hyperbolic forms that occur in the Qurʾān. To capture these semantic nuances we analyzed and compared active participle forms and their equivalent hyperbolic forms. The findings suggest that Qurʾānic hyperbolic forms usually convey concepts related to individualism. Hyperboles in the Qurʾān usually occur in singular forms and primarily emphasize individual responsibility and personal traits. They portray each person (or divine entity) as an exemplar of a characteristic, which aligns with the concept of individualism. The equivalent active participle forms emphasize collective behavior and shared values or norms. The second distinction between hyperbolic forms and active participles is that hyperbolic forms often indicate a comprehensive role, profession, or identity encompassing all its associated traits rather than simply frequency or intensity of action. By contrast, active participles focus on specificactions or ongoing processes.</p>Yehudit DrorEyhab Bader Eddin
(c) Tous droits réservés Yehudit Dror, Eyhab Bader Eddin 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-2710912610.14428/babelao.vol15.2026.92613De Henchir Tala à Lalla Tala. Histoire, rites et permanence du sacré sur un site archéologique djerbien
https://ojs.uclouvain.be/index.php/babelao/article/view/92623
<p class="p1">Ce texte étudie l’évolution historique et cultuelle du site antique de Tala (Djerba), qui abritait autrefois un temple punique et un fort byzantin. L’ancien toponyme Henchir Tala qui évoquait des vestiges archéologiques a évolué vers celui d’une sainte, Lalla Tala. La dévotion s’exprime par des rites spécifiques destinés notamment à lutter contre le mauvais œil : l’attache de nouets de tissu sur les branches d’un arbuste dont on fait un usage médicinal, ainsi que les offrandes à des pierres sacrées et à un petit sanctuaire aménagé au pied d’un bosquet de palmiers. Nous suggérons que cette identité sacrée provient d’un transfert culturel lié aux immigrés du djebel Nefoussa (Libye), où une sainte homonyme est vénérée près d’une source. Il semble que le sacré se réinvente à Tala à travers les siècles, intégrant des éléments antiques dans des pratiques populaires contemporaines. Ce processus de multilocation de la sainte illustre également la profondeur des liens historiques et religieux unissant les communautés berbères de Djerba et de la Tripolitaine.</p>Virginie Prevost
(c) Tous droits réservés Virginie Prevost 2026
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0
2026-04-272026-04-2712714910.14428/babelao.vol15.2026.92623