Le mouvement et la Physique contemporaine

Un point de vue néo-aristotélicien

Auteurs

  • Michel Bastit Archives Poincaré – Université de Bourgogne

DOI :

https://doi.org/10.14428/qs.v193i1-2.70233

Résumé

Une large partie de la physique contemporaine prétend aboutir à l’abolition du mouvement. Les raisons de cette thèse se trouvent dans l’oubli de la sensibilité commune, dans la mathématisation de la physique et finalement dans le refus de la distinction entre puissance et acte. Mais une telle image du monde se révèle pleine de contradictions. Elle montre que l’approche de la physique demande à être complétée par une philosophie de la nature plus proche de l’expérience et du langage ordinaires. Après ce diagnostic on explique comment il est possible sans abandonner les acquis de la physique de faire place au mouvement. On propose d’interpréter le diagramme de Minkowski comme un espace de phases, un ensemble de possibilités donc, où les points occupés sont privilégiés par rapport aux points vides.

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A large part of contemporary physics claims that motion has been abolished. The reasons for this argument are to be found in the neglect of common sensitivity, in the mathematizing of physics, and finally in the rejection of the distinction between power and act. Such a view of the world, however, is full of contradictions. This serves to demonstrate that the physical approach needs to be completed by a natural philosophy that is more in keeping with everyday experience and language. After having addressed this assessment, we go on to explain how one can accommodate motion without being obliged to abandon the achievements of physics. An interpretation of the Minkowski diagram is proposed as a phase space, or in other words, as a set of possibilities where the occupied points in space are privileged over the empty points.

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Publiée

01-01-2022

Comment citer

Bastit, M. (2022). Le mouvement et la Physique contemporaine: Un point de vue néo-aristotélicien. Revue Des Questions Scientifiques, 193(1-2), 117–147. https://doi.org/10.14428/qs.v193i1-2.70233